L’impression à la demande change d’échelle et est au cœur de l’actualité des grands groupes de diffusion/distribution. Si elle peut apporter des réponses intéressantes à la gestion des stocks et à la réduction du pilon, elle interroge aussi nos modèles contractuels, en particulier sur deux points qui touchent directement les auteurs et autrices.
Sans premier tirage, quel à-valoir ?
1. L’à-valoir. Cette avance sur droits est souvent estimée d’après les ventes attendues du premier tirage. Lorsque ce tirage disparaît au profit d’une impression à l’unité, sur quelle base économique la négocier et la garantir ?
2. L’obligation d’exploitation. L’impression à la demande permet de satisfaire formellement aux critères de disponibilité mais suffit-elle à caractériser l’effort de diffusion et de promotion qu’implique une exploitation permanente et suivie, ou risque-t-elle de figer les catalogues en retardant la reprise des droits par les auteurs ?
