Une des choses que j’ai adoré dans l’écriture de mon roman, c’est la partie documentation. L’un de mes personnages pratique le kendo. En bonne petite journaliste, je me suis dit : “quoi de mieux que d’aller observer un cours pour bien en parler !”

Quelques coups de téléphone plus tard, le rendez-vous était pris au club de kendo Musashi de Colomiers.

Il faut savoir en préambule que je ne suis pas la fille la plus sportive du monde et que si on me lance un ballon, mon premier réflexe est de m’écarter ou de me protéger. Or le kendo consiste en gros à se prendre des coups de sabre sur la tête sans moufter. Un bon challenge pour moi !

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Les membres du club Musashi ont été adorables et se sont mis en quatre pour me faire découvrir leur art. Pour cela, pas question de me laisser en simple spectatrice, j’ai dû mouiller le maillot.

On m’a donc confié un shinai, un sabre d’entraînement confectionné avec des lattes de bambou. Il permet de vraiment frapper l’adversaire, on ne fait pas semblant au kendo !

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Les shinais dans leur panier

L’objectif est de couper son adversaire. On n’est pas là pour se faire des petites griffures mais pour trancher l’autre en deux 😉 Les règles de ce sport prévoient trois coupes et un estoc : à la tête (men), au poignet (koté), au ventre (do) et dans la gorge (tsuki). Quand on débute, on apprend d’abord la coupe de la tête : men.

Après l’échauffement, j’ai enfilé un casque et les choses sérieuses ont commencé : mon adversaire devait me frapper sur le casque et vice versa. Je pensais que le plus compliqué serait de me laisser taper sans esquiver ou reculer mais j’ai eu plus de mal à attaquer. Je n’osais pas du tout taper mon adversaire, j’avais peur de le blesser malgré l’armure et je ressentais un blocage à l’idée d’agresser physiquement quelqu’un.

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Quelques pièces d’armure

L’autre difficulté, c’est le kiai, le cri. Lorsqu’on attaque son adversaire, on crie en même temps. Je ne vous cache pas qu’on se sent un peu ridicule au début mais on s’habitue vite puisque tous les participants le font. D’ailleurs, les kendokas les plus expérimentés ont des kiai très impressionnants qui ne donnent pas du tout envie de rigoler.

 

J’ai été totalement fascinée par cet art martial. Les combats sont magnifiques à regarder. C’est aussi une discipline qui apprend à la fois le lâcher prise, la maîtrise de soi et le respect de son adversaire.